Les prémices (1956-1984) ← Version précédente Version du 12 mai 2008 à 02:13 Ligne 234 : Ligne 234 : En ((1965))-((1966)), quatre matchs de championnat de D1 sont diffusés en direct par l'ORTF : Sedan - Bordeaux, Sochaux - Nantes, Angers - Valenciennes et Stade Français – Sochaux. Red Star - Nantes et Sedan - Marseille en ((1967))-((1968)), puis sept matchs en ((1968))-((1969)), AC Ajaccio - Sedan, Lyon - St-Etienne, Rouen - Nantes, Nancy - Reims, Sedan - Metz, Bordeaux - St-Etienne et Angers - Angoulême, sont également diffusés en direct. Le ((10 novembre)) ((1968)), la rencontre Red Star - Saint-Etienne est déprogrammée à la dernière minute par l'ORTF. Les clubs peuvent désormais arborer de la publicité sur leurs maillots, mais cette innovation déplait à la télé qui se refuse à diffuser des rencontres d'hommes-sandwiches. C'est le coup d'envoi d'une nouvelle période crise entre football et télévision en France. Le ((6 mars)) ((1969)), signature d'accords entre la FFF et l'ORTF sous la haute autorité du ministère de l'information fixant les diffusions de matchs de football. Les téléspectateurs français pourront voir notamment 15 secondes périodes de matchs de D1 en différé pendant la saison 1969-1970. Les clubs repoussent cet accord et suite à l'affaire Vittel (la Ligue voulait imposer un sponsor unique à tous les clubs) récupèrent leurs droits de négocier directement avec l'ORTF<ref>Alfred Wahl, ''op. cit.'', p.330</ref>. Le prix minimum d'un match de D1 est fixé à 120.000 F. Le ((8 novembre)) ((1969)), diffusion en direct par l'ORTF du match de championnat de D1 Lyon - Rennes devant seulement 894 spectateurs payants. Cette affluence famélique signe l'arrêt de mort des retransmissions en direct des matchs de championnat. En ((1965))-((1966)), quatre matchs de championnat de D1 sont diffusés en direct par l'ORTF : Sedan - Bordeaux, Sochaux - Nantes, Angers - Valenciennes et Stade Français – Sochaux. Red Star - Nantes et Sedan - Marseille en ((1967))-((1968)), puis sept matchs en ((1968))-((1969)), AC Ajaccio - Sedan, Lyon - St-Etienne, Rouen - Nantes, Nancy - Reims, Sedan - Metz, Bordeaux - St-Etienne et Angers - Angoulême, sont également diffusés en direct. Le ((10 novembre)) ((1968)), la rencontre Red Star - Saint-Etienne est déprogrammée à la dernière minute par l'ORTF. Les clubs peuvent désormais arborer de la publicité sur leurs maillots, mais cette innovation déplait à la télé qui se refuse à diffuser des rencontres d'hommes-sandwiches. C'est le coup d'envoi d'une nouvelle période crise entre football et télévision en France. Le ((6 mars)) ((1969)), signature d'accords entre la FFF et l'ORTF sous la haute autorité du ministère de l'information fixant les diffusions de matchs de football. Les téléspectateurs français pourront voir notamment 15 secondes périodes de matchs de D1 en différé pendant la saison 1969-1970. Les clubs repoussent cet accord et suite à l'affaire Vittel (la Ligue voulait imposer un sponsor unique à tous les clubs) récupèrent leurs droits de négocier directement avec l'ORTF<ref>Alfred Wahl, ''op. cit.'', p.330</ref>. Le prix minimum d'un match de D1 est fixé à 120.000 F. Le ((8 novembre)) ((1969)), diffusion en direct par l'ORTF du match de championnat de D1 Lyon - Rennes devant seulement 894 spectateurs payants. Cette affluence famélique signe l'arrêt de mort des retransmissions en direct des matchs de championnat. - En septembre ((1976)), la Ligue propose à ((Antenne 2)) de lui céder gratuitement les images des résumés de matchs pour créer un magazine hebdomadaire de football. ((Jean Sadoul)) et (( Jean-Claude Darmon )) veulent surfer sur la vague verte qui vient de submerger la France entière et réconcilier au passage télévision et football, en froid depuis l'introduction massive de la publicité autour des stades et sur les maillots. À la surprise générale, Antenne 2 refuse ! ((Robert Chapatte)) et ((Roger Couderc)) repoussèrent ces propositions, précisant même qu'une émission qui proposerait des buts de football n'intéresserait personne... Un an plus tard, la Ligue propose le même produit à ((TF1)), qui accepte, contre le versement de droits de 450 000 francs<ref>Alfred Wahl, ''op. cit.'', p.331</ref>. : c'est la création de ((Téléfoot)) le ((16 septembre)) ((1977)), proposant le samedi à partir de 23 heures les résumés des matchs de divisions terminés une heure plus tôt. C'est un grand succès, et le prix du contrat atteint déjà trois millions de francs par an en ((1979)). La télévision français abandonne alors progressivement sa politique de dédommagement pour payer désormais le spectacle football à son prix comme l'illustre le président ((Claude Bez)) : « Il n'y a pas si longtemps, le football était à genoux devant la télévision. Maintenant, celle-ci doit se plier aux règles du jeu. » <ref>Jean-François Bourg, ''football business'', Paris, Olivier Orban, 1986, p.129</ref> + En septembre ((1976)), la Ligue propose à ((Antenne 2)) de lui céder gratuitement les images des résumés de matchs pour créer un magazine hebdomadaire de football. ((Jean Sadoul)) et Jean-Claude Darmon veulent surfer sur la vague verte qui vient de submerger la France entière et réconcilier au passage télévision et football, en froid depuis l'introduction massive de la publicité autour des stades et sur les maillots. À la surprise générale, Antenne 2 refuse ! ((Robert Chapatte)) et ((Roger Couderc)) repoussèrent ces propositions, précisant même qu'une émission qui proposerait des buts de football n'intéresserait personne... Un an plus tard, la Ligue propose le même produit à ((TF1)), qui accepte, contre le versement de droits de 450 000 francs<ref>Alfred Wahl, ''op. cit.'', p.331</ref>. : c'est la création de ((Téléfoot)) le ((16 septembre)) ((1977)), proposant le samedi à partir de 23 heures les résumés des matchs de divisions terminés une heure plus tôt. C'est un grand succès, et le prix du contrat atteint déjà trois millions de francs par an en ((1979)). La télévision français abandonne alors progressivement sa politique de dédommagement pour payer désormais le spectacle football à son prix comme l'illustre le président ((Claude Bez)) : « Il n'y a pas si longtemps, le football était à genoux devant la télévision. Maintenant, celle-ci doit se plier aux règles du jeu. » <ref>Jean-François Bourg, ''football business'', Paris, Olivier Orban, 1986, p.129</ref> === L'ère Canal+ (depuis novembre 1984) === === L'ère Canal+ (depuis novembre 1984) ===
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